Au tour des Ténors...
Les ténors sont des "enfants gâtés". Avec cela on a tout dit. Pour une seule raison: il n'y en a jamais assez, et les chefs de chœurs vendraient leur âme plutôt que de laisser partir un ténor médiocre ... alors qu'ils seraient toujours prêts à se défaire de quelques altos à moindre prix. Et puis, pour quelque obscure raison, les quelques ténors que l'on a sont toujours réellement bons - ça va de soi et c'est l'une des causes d'ennui dans
la vie. Du coup, il n'est pas étonnant que les ténors aient toujours une grosse tête - après tout, sans eux, qui pourrait causer la pâmoison des sopranos ? La seule chose qui puisse déstabiliser les ténors est l'accusation (venant en principe des basses) que l'on ne peut pas être un vrai homme et chanter si haut. De leur manière perverse habituelle, les ténors rejettent toujours ce grief, tout en se plaignant plus fort encore que le compositeur est un vrai sadique pour les faire chanter si haut. La relation des ténors avec le chef est à mi-chemin entre amour et haine, car le chef leur dit toujours de chanter plus fort ... parce qu'ils sont si peu nombreux. Depuis que l'on écrit l'histoire, on n'a jamais vu un chef demander aux ténors de chanter moins fort dans un passage forte. Les ténors se sentent menacés d'une manière ou d'une autre par les autres pupitres - par les sopranos, parce qu'elles peuvent atteindre ces notes incroyablement hautes; par les altos, parce qu'elles n'ont aucun problème pour chanter les notes qui sont si hautes pour eux; et par les basses parce que, bien qu'ils soient incapables de chanter plus haut qu'un mi, ils chantent suffisamment fort pour noyer les ténors. Evidemment, les ténors préféreraient mourir que d'admettre une quelconque de ces remarques.
Ajoutons un fait peu connu: les ténors bougent leurs sourcils plus que quiconque lorsqu'ils chantent.
Vendredi 23 novembre 2007
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Humour
J'ai reçu ce courrier :
"Bravo!
A présent nous savons qu'une certaine basse passe son temps à traquer d'une façon éhontée les soi-disantes fautes des sopranes qui sont si assidues, si douées, si gentilles, si bonnes élèves, si ...si...si...si tout ça, quoi!
Il ferait mieux d'écarter la poutre qui l'empêche de voir sa partition plutôt (et ces photos qui nous mettent de bonne humeur) que la paille qui vole devant les (jolis) yeux des sopranes (voir Evangile selon St....?)
Cette nécessaire mise au point faite, un grand bravo à Daniel pour le blog si bien fait, ces articles et ces photos qui nous mettent de bonne humeur et nous donnent le moral en ces journées tristounettes.
Bien entendu, nous suivrons à la lettre les Règles d'Or des choristes.
Mais cela nous savons déja bien le faire........"
Même pas peur !..... Car malheureusement ou heureusement, j'ai encore plein de surprises dans ma musette.
Mais on va distiller çà un peu chaque semaine pour tester votre sens de l'humour !
Oh ! Rappelez-vous, chers amis ce proverbe canadien :
"Heureux celui qui sait rire de lui-même car il n'a pas fini de rigoler"
Dimanche 18 novembre 2007
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Humour
Le DVD Souvenir du Concert de Vrigne Aux Bois ( 13 Octobre 2007 ) est prêt.
47 minutes d'Airs d'Opéra au prix dérisoire de 2€.
Commandez-le par l'intermédiaire du choriste de votre connaissance.
Réalisation : J.P. Davesne et D.Gaudard
Vendredi 16 novembre 2007
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Humour
Comme il est toujours bon de s'instruire, j'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique "culturelle" car on apprend toujours à tous âges, n'est-ce pas ? Puisons donc dans l'histoire de la musique un peu d'insolite, de vocabulaire, de biographie, de technique, quelques articles intéressants, des devinettes, quizzs, un peu d'argot des musiciens ..... et du divers.... Toutes les collaborations volontaires à cette rubrique seront les bienvenues.
Toutes les notes...
Quid de l'origine des notes ?
Je m'aperçois que beaucoup de nos contemporains, même parmi les musiciens, ignorent d'où vient le nom des notes de musique. Au XIe siècle, un moine bénédictin, Guy D'Arrezzo, les a tirées de l'hymne à St Jean-Baptiste du 24 juin.
Il a pris la première syllabe de chaque verset :
"Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum
Solve polluti
Labieratum"
Traduction : Afin que tes serviteurs puissent chanter avec des voix libérées les merveilles de tes actions, ôte le péché de leurs lèvres .
Le si, dénommé B, apparut plus tard, à partir de Sancte Ioannes.
Au XVIIIe siècle on remplaça l'ut, trop dur, par le do.
Vendredi 16 novembre 2007
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Quand j'entends le mot culture ....
Allez hop , on continue la série sur les différents pupitres d'une chorale......
Au tour des Basses...
Les basses chantent les notes les plus graves. Et ceci explique cela. Ce sont des gens impassibles, dignes de confiance, plus barbus ou plus dégarnis que les autres. Les basses se sentent perpétuellement mal aimés, mais ils sont eux-mêmes convaincus que ce sont eux qui ont la partie la plus importante (un avis partagé par les musicologues, mais certes pas par les sopranos ou les ténors) ... même s'il agit de la partie la plus ennuyeuse de toutes, où ils chantent toujours la même note (ou à la quinte) pour une page entière. Ils compensent cet ennui en chantant le plus fort possible - la plupart des basses sont des joueurs de tuba nés. Les basses sont le seul pupitre qui puisse se plaindre régulièrement d'avoir à chanter si bas, et ils font d'horribles grimaces lorsqu'ils essaient d'atteindre des notes très basses. Les basses sont des gens charitables, mais leur charité n'est pas grande à l'égard des ténors, qu'ils considèrent être des poseurs finis. L'une des choses les pires pour les basses, c'est de chanter avec des ténors. Les basses aiment les altos sauf lorsque c'est en duo et que les altos ont la partie belle. Quant aux sopranos, elles sont simplement dans un univers opposé que les basses jugent incompréhensible. Ils ne peuvent pas imaginer, quand elles font des fautes, que l'on puisse chanter si haut et si mal. Lorsqu'une basse se trompe, les trois autres voix le couvrent, il peut alors poursuivre tranquillement son chemin en sachant que, une fois ou l'autre, d'une manière ou d'une autre, il se retrouvera dans la bonne tonalité.

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Vendredi 16 novembre 2007
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Humour
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- Chantez tous la même partition.
- Arrêtez vous à chaque signe de reprise et discutez longuement pour savoir si on reprend ou non: l'auditoire aime beaucoup cela.
- Si tu fais une fausse note, jette un regard furieux vers l'un de tes partenaires.
- Prends ton temps pour tourner les pages.
- Une note juste au mauvais moment est une fausse note... (et vice versa). - Si tous les autres se trompent sauf toi, suis ceux qui se trompent.
- Les indications de nuances, de liaisons, d'ornements, ne doivent pas être observées: elles ne sont là que pour embellir la partition.
- Si un passage est difficile, ralentis, s'il est facile, accélère: Tout s'arrangera à la fin.
- Heureux ceux qui n'ont pas l'oreille absolue, car le royaume de la musique leur appartient.
- Si par ta faute la chorale a dû s'arrêter, explique en détail pourquoi tu t'es trompé: tout le monde sera très intéressé.
- Quand tous les autres ont fini, tu ne dois pas exécuter les notes qui te restent.
- Une fausse note jouée avec timidité est une fausse note. Une fausse note jouée avec autorité est une interprétation ....
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- Les pauses et les silences ne servent pas à grand chose. Remplace-les par un son à ta convenance. Les chefs adorent cela.
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- Ne bouge pas le nez de ta partition. Le chef qui agite ses bras, c'est surtout pour te ventiler et lutter contre la canicule.
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- Descend d'un demi-ton à chaque reprise, comme cela, tu élimineras progressivement les voix des basses qui constituent un insupportable bourdonnement.....
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Vendredi 16 novembre 2007
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Humour
Dans tout chœur, il y a quatre registres vocaux: soprano, alto, ténor et basse. Eux-mêmes sont parfois divisés en deux, ce qui conduit à des plaisanteries continuelles au sujet des premières et deuxièmes basses. On entend aussi d'autres appellations, comme baryton, contre-ténor, contralto, mezzo-soprano, etc., mais elles sont plutôt réservées aux solistes ou aux membres de groupes classiques a capella de niveau exceptionnel (en particulier pour les contre-ténors). On les utilise aussi pour celles et ceux qui veulent s'excuser de ne pas appartenir vraiment à l'un des registres habituels... On n'en parlera donc pas ici. Chaque registre chante dans une tessiture différente, et chacun a sa propre personnalité.
On peut se demander pourquoi le fait de chanter des notes différentes peut modifier le comportement. Il est vrai que cette question mystérieuse n'a pas encore fait l'objet d'études appropriées; cela s'explique par le fait que les scientifiques qui étudient les musiciens sont probablement musiciens eux-mêmes, avec tous les complexes associés aux ténors, cornistes, timbaliers ou autres. Mais tel n'est pas notre propos. Il reste que les quatre registres peuvent facilement être reconnus... et voici comment.
Les Sopranos sont celles qui chantent le plus haut, ce qui leur fait croire qu'elles dominent le monde. Elles ont des cheveux longs, des bijoux fantaisie, et des jupes plus froufroutantes que les autres. Elles se considèrent bafouées si on ne leur permet pas de monter au moins au fa "d'en haut" dans n'importe quel mouvement de n'importe quelle oeuvre. Lorsqu'elles y arrivent, elles tiennent les notes au moins une fois et demie la durée requise par le compositeur et/ou le chef, puis elles se plaignent que ça tue leur voix et que le compositeur et le chef sont des sadiques. Bien qu'elles considèrent tous les autres registres comme inférieurs au leur, elles ont des attitudes variées à l'égard de chacun d'eux. Les altos sont aux sopranos ce que les seconds violons sont aux premiers violons: c'est agréable harmonieusement, mais pas vraiment nécessaire. Toute soprano pense intimement que l'on pourrait supprimer les altos sans changer l'essence même de l’œuvre, et elles ne comprennent pas pourquoi il y a des gens pour chanter dans cette tessiture - c'est si ennuyeux. En ce qui concerne les ténors, on aime bien en voir autour de soi; en plus des possibilités de flirt (car il est bien connu que les sopranos ne flirtent jamais avec les basses), les sopranos aiment chanter les duos avec les ténors parce que, du haut de leur stratosphère, elles aiment les voir travailler durement pour arriver dans une tessiture qu'elles considèrent basse à moyenne. Quant aux basses, ce sont les rejets de l'humanité - ils chantent beaucoup trop fort, et toujours faux (comment peut-on chanter juste dans une tessiture si basse), et, de toute façon, il doit y avoir un problème avec ces gens qui chantent en clé de fa. Pourtant, bien qu'elles se pâment à l'écoute des ténors, elles finissent quand même par rentrer à la maison avec les basses.
La suite ??? ..... Et bien oui , il y a une suite ..... ( car il n'y a pas de raison que l'on s'arrête là dans cette passionnante étude sociologique ...... ) Mais il va vous falloir réagir un peu et de voter à l'aide d'un petit commentaire pour que je puisse déterminer quel sera le prochain groupe "égratigné" .Tout ceci est de l'humour , bien sûr ! Mais je me demande bien quelle est la sopran' qui rentre à la maison avec une basse !!! .........
( A SUIVRE.... )
Lundi 12 novembre 2007
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Humour